Les œuvres de Jean-Luc Lebourdier sont visibles sur les cimaises de nombreux admirateurs, lieux culturels et historiques provinciaux, parisiens, dans le monde…
Au cours de leurs expositions, un public cosmopolite très large peut les admirer sans toujours savoir qui en est l’auteur, et nombreux tombent sous le charme.
Comme beaucoup d’artistes, Jean-Luc Lebourdier a crée et crée tout au long de sa vie parsemée d’étapes plus ou moins longues qui sont, ont été, toutes déterminantes de ce qu’il nous offre à voir aujourd’hui. Ses sujets multiples trouvent racine dans son univers plutôt solitaire, ils surgissent au gré d’évènements vécus de leur auteur. TOUT semble l’inspirer tant il a composé depuis de nombreuses années.

On peut parler de trois époques sur un peu plus de vingt ans dans sa vie artistique, la dernière ayant toujours cours.

J’appelle la première « l’époque papillon - l’insouciante »

Tout est cible au butinage, l’apprentissage se fait sans Maître. Les œuvres sont critiquées comme ressemblant trop à des photos ! Beaucoup de paysages, de ciels, de fleurs, de personnages, d’animaux… Très vite c’est la nature morte hyperréaliste qui intéresse l’Artiste.

La seconde « l’époque abeille - la laborieuse »

La rigueur et l’exigence de Jean-Luc Lebourdier seront sans merci où, besogneux, il entrera dans l’univers intransigeant du trompe-l’œil. Les matières des objets, souvent anciens, qui composeront les tableaux, bois, métaux, tissus, papier, carton, verre, seront restituées par le peintre dans leurs moindres détails. Jean-Luc Lebourdier entrera jusqu’au cœur de leurs atomes pour en extraire comme une explication avant qu’elles apparaissent à nos yeux sur la toile lisse et qu’il nous faille nous raisonner pour ne pas avoir envie de les attraper…
Cette période riche en rencontres lui permettra d’exposer dans des lieux prestigieux où il sera remarqué. Mais l’Artiste pressentira que son chemin ne s’arrête pas là… Il fera apparaître très discrètement, en fond d’une de ses toiles, un personnage mi-humain mi-végétal aux allures féminines qui nous titillera l’œil…
Il habillera les murs d’une maison imaginaire en trompe-l’oeil, d’une succession de ses propres tableaux « époque papillon » !

La troisième « l’époque escargot - la magicienne »

Sa technique du trompe-l’œil est à son paroxysme. Il est félicité, sollicité, encouragé par de nombreux admirateurs.
Pourtant, c’est avec lui-même qu’il veut avoir à faire. Jean-Luc Lebourdier laisse parler Lebourdier. Il entre dans son univers onirique, secrètement,… les premiers temps.
La démarche artistique onirique est toute à l’opposé du trompe-l’œil : plus de structuration d’un sujet, de construction de placards, de mise en scène d’objets mais… place au rêve, celui de Lebourdier qui tente de nous faire explorer son monde à travers les dédales de sa mémoire.
Lourdes ont été les conséquences de sa liberté d’expression : celle occasionnée par les difficultés de réalisations purement techniques. Le peintre a dû échapper aux principes fondamentaux du trompe l’œil de chevalet longtemps usités : Echelle 1 obligatoire, pas de personnages vivants, couleurs et formes réelles.
Celle d’une partie de son public qui a difficilement reconnu qu’un Artiste puisse suivre son chemin…

Lebourdier est un Artiste Peintre instinctif, esthète, romantique, LIBRE…